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Minuit, Montmartre (Julien Delmaire)

note: 5Minuit, Montmartre Mireille - 4 janvier 2019

Paris Montmartre en 1909, ce sont les décor et ambiance du roman de Julien Delmaire. Période de paix et de tranformations du pays, La Belle Epoque insuffle un esprit de [...]

Une longue impatience (Gaëlle Josse)

note: 5Une longue impatience Mireille - 24 octobre 2018

Dans ce roman bouleversant, Gaëlle Josse exprime pudiquement, avec une intensité remarquable la douleur de l’abandon, la culpabilité d’une mère et la détresse d’une femme isolée socialement. Malgré la tristesse [...]

37, étoiles filantes (Jérôme Attal)

note: 337, étoiles filantes Mireille - 13 novembre 2018

En Espagne l’armée franquiste bombarde Guernica, l’URSS vit sous la répression stalinienne, des groupuscules d’extrême droite sévissent en France. Dans le pays fébrile, « l’homme qui marche » n’est pas [...]

Battleship Island (Seung-wan Ryoo)

note: 4Un long métrage qui mérite d'être vu celine - 29 janvier 2019

Encore méconnu en France où la plupart de ses films sont restés inédits , le réalisateur Ryoo Seun-Wan va certainement beaucoup plus faire parler de lui avec Battleship Island. Avec [...]

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Critiques rédigées par Mireille

 

Oeuvre non trouvée

note: 4la douleur Mireille - 17 janvier 2019

On a beaucoup lu sur la déportation, la Résistance et ses réseaux...mais que la plume de Marguerite Duras avait du talent pour raconter et faire naître les frissons de la douleur !

Résistants dans le réseau Morland, le 1er juin 1944, Robert L. mari de la narratrice, est arrêté par La Gestapo. Dans l’attente d’un improbable retour, elle déploie toutes ses forces et son imagination pour savoir. L’état des soldats épargnés parlent d’eux-mêmes des conditions de leur détention, la découverte des charniers dans les camps… oui, la littérature transmet toujours les messages de l’horreur, mais c’est d’autant plus émouvant lorsque l’écriture parle vraie.

Marguerite Duras emploie des mots simples et justes, écrit de courtes phrases pour marteler les faits, accentuer la douleur dévastatrice de l’attente, du questionnement, de la séparation, de l’espoir furtif suivi du plus profond désespoir…

Outre l’expression forte d’une foule de sentiments, le lecteur est plongé dans le contexte troublant de l’Occupation et les agissements des humains, que seule pareille époque peut envisager sans jamais toutefois justifier.
Objet littéraire ou objet de mémoire ? « la douleur » est le livre de Marguerite Duras à lire à tout prix.

Minuit, Montmartre (Julien Delmaire)

note: 5Minuit, Montmartre Mireille - 4 janvier 2019

Paris Montmartre en 1909, ce sont les décor et ambiance du roman de Julien Delmaire. Période de paix et de tranformations du pays, La Belle Epoque insuffle un esprit de liberté et d’insouciance. L’Art Nouveau détrône l’art classique, de nouveaux courants artistiques émergent, exhalant l’envie d’un monde nouveau, moderne, coloré.
Dans ce Paris, Masseïda, jeune femme noire, déambule sans repère, côtoie la prostitution mais ne s’y perd pas, chante dans les cabarets, et enfin pousse la porte de l’atelier de Théophile Alexandre Steinlen, célèbre pour sa lithographie du Chat Noir mais aussi peintre accompli.

La journée à Montmartre, les odeurs se répandent, les couleurs jaillissent, les voix des nombreux commerçants s’entremêlent… La nuit, à Montmartre, Le Lapin Agile, Le Chat Noir distillent lumière et musique qui réchauffent les cœurs, offrent l’absinthe qui anesthésie les douleurs d’une vie précaire ou d’un avenir sans lendemain ou qui inspire les clients. Sans oublier, au détour d’une rue, sur les pas de porte, dans les ateliers, les chats qui posent ou s’invitent le temps d’une déambulation.

Minuit, Montmartre, est un roman tout en sensualité, une image de Montmartre travaillée par une plume élégante. Les personnages sont authentiques, comme sur les gravures ou les images de nos livres d’histoire. Et dans cet écrin, se déroule l’histoire de Massa et Steinlen.

Les loyautés (Delphine de Vigan)

note: 3les loyautés Mireille - 28 décembre 2018

Soumis au rythme migratoire hebdomadaire imposé par ses parents qui ont rompu toute communication, Théo endosse les colères de sa mère et absorbe la déchéance de son père.
Les effets planants que lui procure l’alcool qu’il absorbe avec son copain Matis accroissent son état de somnolence et de fatigue que la plupart des professeurs analyse comme un abus d’écrans en tout genre. Ces personnes sont-elles dupes ou refusent-elles d’activer ces stigmates de l’enfance qui se cumulent pour construire notre Moi adulte et nos valeurs ?
L’histoire suit les quatre protagonistes, Théo et Mathis deux enfants en difficultés, leur mère respective : Hélène marquée par les meurtrissures indélébiles de son enfance, et Cécile : femme conformiste.
Delphine de Vigan décrit avec clairvoyance les comportements générés par une société sans concession pour les enfants victimes de ruptures familiales, et les adultes emportés par le tourbillon d’une vie au sein de laquelle ils jouent en fonction de leurs propres ressources ou de subterfuges, leur rôle d’acteur.
Au-delà des aspects factuels, j’ai particulièrement apprécié la psychologie des personnages, notamment la double personnalité qui sommeille en chacun.

La vraie vie (Adeline Dieudonné)

note: 5La vraie vie Mireille - 28 décembre 2018

Entre un père à qui le destin a dû décrire une trajectoire compliquée, une mère ayant la personnalité d’une amibe, l’éducation des enfants est à la mesure de la situation. Naturellement, à 10 ans, elle veille sur son petit frère Gilles. Mais n’importe quelle protection, aussi forte soit-elle, ne parviendra à effacer le traumatisme suite au dramatique accident dont ils seront spectateurs.

Après s’être brûlée aux illusions de Monica, voisine loufoque, elle est convaincue que seule la science lui livrera la formule d’accès à la vraie vie, celle dans laquelle Gilles retrouverait son âme d’enfant, où l’amour existerait, où les rêves seraient permis…

Conte ou roman initiatique, peu importe le qualificatif, Adeline Dieudonné frappe fort dans tous les sens du terme : elle mêle le sordide des faits, la misère sociale, la bestialité de certains personnages, la candeur enfantine, la promesse de l’amour, ceci dans une société pas tout à fait imaginaire. Autant de sujets emmenés d’une écriture habile qui permet aux émotions de passer de la légèreté à la violence, avec humour et tout en poésie.

37, étoiles filantes (Jérôme Attal)

note: 337, étoiles filantes Mireille - 13 novembre 2018

En Espagne l’armée franquiste bombarde Guernica, l’URSS vit sous la répression stalinienne, des groupuscules d’extrême droite sévissent en France. Dans le pays fébrile, « l’homme qui marche » n’est pas né, mais Alberto Giacometti rêve d’aller droit sur le père de l’Existentialisme pour « lui casser la gueule ».Aussi, ce projet nourrira-t-il l’histoire que nous livre Jérôme Attal.D’une façon très agréable, nous croisons toute la lignée des artistes et intellectuels des années 30, nous parcourons le Paris branché de l’époque. Mais j’ai imaginé ce roman sans les grands noms, et j’ai pensé qu’il serait appauvri. Il serait alors une page de l’Histoire, ou plus exactement, un tableau du milieu artistique très parisien de l’époque. Le style de l’auteur lui donnerait du relief, de la matière, et en ferait presque une parodie.Cela pour conclure à un avis mitigé sur le fond et mon admiration sur la forme. Une excellente « comédie tourbillonnante » à adapter au cinéma.

Les évaporés (Thomas B. Reverdy)

note: 5Les évaporés Mireille - 1 novembre 2018

Au cœur de la culture japonaise, les Yakusas représentent une population importante.Les évolutions polito-économiques et les phénomènes naturels sont entre autres les causes de ces disparitions.C’est dans ce cadre que Thomas B. Reverdy écrit son roman, un an après le séisme qui a ravagé le nord-est du pays, détruit des familles, ouvrant la porte à une économie souterraine et à une sorte d’esclavage de la main-d’œuvre, tels « les nettoyeurs » de Fukushima.Yukiko, exilée en Californie, revient au pays dans l’espoir d’y retrouver Kazehiro son père disparu pour ne pas affronter le licenciement qui se profilait. Richard B., son ex-amant, et détective privé l’accompagne et mènera l’enquête.Les courts chapitres s’enchaînent en alternant les personnages, où l’on suit d’une part, Kaze (Kazehiro) et Akainu, jeune garçon qui s’est enfui traumatisé par le séisme, sans nouvelles de ses parents, et d’autre part, Yukiko en immersion dans son pays avec Richard sans repère.Thomas B. Reverdy excelle dans la photographie de la culture japonaise et dans la narration des événements que ce soit pour décrire la psychologie des personnages ou pour évoquer les conséquences du tsunami dans la prolifération des dérives mafieuses. Une écriture sensible et poétique, à la marge de la mélancolie, teintée d’humour, ponctuée de quelques clichés, ce « roman japonais » m’a réellement entraînée dans une lecture passionnée.

Soumission (Michel Houellebecq)

note: 4Soumission Mireille - 24 octobre 2018

Je me suis laissée porter par l’écriture lente, l’atmosphère lourde diffusée par les mots et le style de l’auteur, teintée d’une ironie fine, sans ennui mais plutôt avec hâte de suivre les événements et de connaître la fin.Les personnages, dont François, le principal, sont niais, sans conviction, acceptant l’impensable dans la soumission, dans le droit chemin de ce qui leur était dicté.En conclusion, j’ai aimé ce roman, et je crois que la dystopie doit avoir une place importante dans la littérature. Le roman dystopique sert notre société, comme une alerte en ouvrant la réflexion, en refusant l’abrutissement.

Une longue impatience (Gaëlle Josse)

note: 5Une longue impatience Mireille - 24 octobre 2018

Dans ce roman bouleversant, Gaëlle Josse exprime pudiquement, avec une intensité remarquable la douleur de l’abandon, la culpabilité d’une mère et la détresse d’une femme isolée socialement. Malgré la tristesse de l’histoire et assez tôt une idée de l’épilogue, j’ai refermé ce livre à regret, en pensant à un roman précédent de l’auteur « L’ombre de nos nuits » qui m’avait déjà beaucoup marquée.

De l'influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles (Jean-Michel Guenassia)

note: 3De l'influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles Mireille - 5 novembre 2017

Paul, le narrateur est un jeune adolescent sympathique, au physique efféminé, qui aime les femmes. Entouré de deux mères, sa génitrice Léna femme libre, au profil chamarré,et Stella sa compagne auprès de qui Paul construit son espace sécuritaire.Faisant fi des études, Paul s’auto proclame musicien et anime les soirées dans le restaurant de Stella, ajoutant à ce job nocturne des missions de client mystère.En se déclarant homosexuel, il achète à la fois la paix avec sa mère ravie de faire sauter les codes et avec son meilleur ami fou amoureux qui garde espoir…Le père dans tout ça ? Il est absent et ne semble pas être la préoccupation première de son fils. On entre dans une histoire loufoque en suivant Paul qui évolue dans un milieu où il ne sait pas trop bien qui il est, se cherche une personnalité autant qu’un style de vie, avec les moyens du bord.On parcourt les lignes, on tourne les pages sans que se bousculent les émotions; on sourit, le style est fluide et agréable ; roman picaresque avec ses personnages pittoresques dans une société déjantée ? J’ai trouvé le point d’accroche lorsque, près de la fin, apparaît David Bowie. Dommage que l’auteur n’ait pas déroulé un fil conducteur plus profond.

Oeuvre non trouvée

note: 5Moi,migrant clandestin de 15 ans Mireille - 13 septembre 2016

Rescapé du massacre de Conakry, Thierno, jeune adolescent de 15 ans a laissé sa mère et le reste de sa famille en Guinée où la terreur est omniprésente. Après bien des déboires comme à l’arrivée de l’embarquement en Grèce, des incertitudes, sans doute un peu d’insouciance pour oser tenter les risques constants, comment supporter autant de souffrances, indignes pour un gamin de cet âge, quelles sont les clés de sa survie ? L'espoir d'une vie meilleure, sans aucun doute un peu de chance dans cette grande misère mais surtout un esprit combatif et beaucoup de courage. C’est un témoignage poignant que raconte Thierno Diallo, que l’on reçoit en pleine figure au moment où la question migratoire agite beaucoup les politiques, préoccupe le monde humanitaire, interpelle-et dérange- chaque citoyen… à lire et faire lire autour de soi…

Le mystère Henri Pick (David Foenkinos)

note: 2Le mystère Henri Pick Mireille - 13 septembre 2016

Une bibliothèque des romans refusés, une idée très intéressante dont David Foenkinos est venu parler avec enthousiasme sur le plateau de la Grande Librairie, accompagné des commentaires bienveillants de François Busnel. Comme d’autres personnes amoureuses de la littérature, que ce soit écrivains, éditeurs, libraires et autres lecteurs, le présentateur est présent parmi les nombreux personnages cités dans le roman. A ce titre, retrouver ceux que j’aime côtoyer au quotidien, dans la presse, sur les ondes ou sur le petit écran, errer au sein du monde littéraire, étaient pour moi le pari certain d’un coup de cœur garanti.Eh bien, passées les trente premières pages, j’ai dû me rendre à l’évidence, je ne reconnaissais pas l’écriture presque scolaire, le style trop proche d’un roman fleur bleue, enfin, je ne retrouvais rien de la plume qui avait écrit « Charlotte », roman passionnant. Sans ces légèretés, je passe sur les notes de bas de page… l’histoire aurait pu être intéressante, mais pour ma part, elle manque de panache. Enfin, ce livre n’a tout de même pas rejoint ceux qui prennent la poussière sur les étagères de l’hypothétique librairie de Crozon !

En attendant Bojangles (Olivier Bourdeaut)

note: 5En attendant Bojangles Mireille - 27 juillet 2016

Le tango endiablé du couple en couverture du livre me fait davantage penser à un de ces romans d’amour rapidement écrit. Toutefois, le titre m’interpelle et la critique appelle ma curiosité. Il me faut cependant arriver au-delà des cinquante premières pages d’un récit totalement loufoque que je n’affectionne pas, mais j’en conviens plein de drôleries bien amenées, pour convenir qu’au-delà de toute cette mise en scène narrée par le fils, reprise par le journal secret du père, ma sensibilité se trouve petit à petit mise à nu.C’est l’histoire d’une famille, le père, la mère, le fils et… Superfétatoire, la grue de Numidie, qui ajoute un peu plus de burlesque au sein de cette famille décalée. Que ce soit le travail pour le père, l’école pour le fils, les règles de la société, tout cela est « frappé au coin du bon sens ». La famille, c’est la liberté, la fête, l’insouciance loin du conformisme, et surtout ce lien d’amour très fort entre tous… jusqu’à ce que l’intrus vienne frapper. Le texte change de tonalité au fur et à mesure que s’installe la gravité ; l’humour moins percutant reste présent et toujours très subtil. La poésie invite la mélancolie, et l’émotion est grande.Abandonnez- vous à cette lecture, ajoutez en fond sonore la belle chanson de Nina Simone, vous risquez seulement de passer un très bon moment.

Le grand marin (Catherine Poulain)

note: 4Le grand marin Mireille - 27 juillet 2016

Son quotidien est un univers de marins, de ces colosses au teint buriné, de ces hommes qui se trouvent là après une vie brisée, « ces tordus de la planète qui veulent recommencer une nouvelle vie », ceux qui, comme Lily cherchent un combat, ces hommes sans attaches, sans « home », ou simplement ceux qui partent à l’aventure.Lily accepte les conditions de vie spartiates, la promiscuité de petite femelle qui doit se faire respecter, « petit moineau » à la voix faible, au corps menu, dénué de féminité, avec ceux qui s’imposent par leur brutalité mysogine.Elle s’accommode et fait face aussi bien aux éléments qu’à la rudesse de la tâche, essaie de s’affranchir des douleurs physiques et des blessures issues de ses « corps à corps avec les gisants ».Ce roman est une ode au courage, à la volonté, au dépassement, décrits à travers la vie de chaque jour. Comme un apaisement, sommeille puis exulte une histoire d’amour entre l’aventurière et le grand marin aux yeux jaunes et à la crinière de lion… Il décrit aussi un choix de vie refusant le confort et la facilité, qui à ce stade, ma paraît presque imprégné d’égocentrisme.

Profession du père (Sorj Chalandon)

note: 5Profession du père Mireille - 4 novembre 2015

Emile, le narrateur, est le fils d’André Choulans, chanteur, footballeur, professeur de judo, espion, et conseiller personnel du Général de Gaulle, ami politique des célèbres membres actifs de l’OAS… Sa mère n’est qu’une pauvre femme aux yeux de son mari. .Le putch de 1961 marque l’entrée en collaboration d’Emile pour son père, qui lui ordonnent ses missions et lui enseigne le comportement qui doit les accompagner. Ces apprentissages de combattant sont au prix de violences physiques et morales inouïes ; les coups pleuvent sur cet enfant qui les reçoit prostré à terre dans sa chambre, et les insultes fusent. Après ces terribles moments, sa mère ne peut que parler à travers la cloison à son fils. Emile doit exécuter des ordres sans rechigner, en toute discrétion, pour servir la cause de son père, et venger son ami, le Général de Gaulle, qui l’a trahi. Le style limpide, les mots justes, les émotions vraies m’ont véritablement accrochée à ce roman, mais de nombreuses questions ont suivi, notamment : comment peut-on vivre « normalement » au sein d’une « vraie » famille après autant de traumatismes ? L’amour facilite-t-il le pardon ?

Presque tout (Joëlle Jolivet)

note: 2les quatre saisons de l'été Mireille - 10 octobre 2015

J’étais couchée, je venais de lire la dernière page de « Vernon Subutex » et le suivant sur la pile était justement « les quatre saisons de l’été ». Je n’avais pas sommeil, j’ai ouvert le livre et j’en ai lu les deux tiers ce soir là… Après la violence de la vie des protagonistes de Vernon Subutex, je suis entrée dans la douce violence de l’amour de Louis, Isabelle, Monique et Rose. Je ne veux pas comparer l’incomparable, mais je crois que la douceur du texte de Grégoire Delacourt a raisonné en moi comme une sorte de poésie, certes agréable, apaisante mais un peu naïve. Je me suis malgré tout laissé porter par ces quatre saisons de vie à l’été 1999, au Touquet, ses vastes plages, ses beaux hôtels, l’histoire de vie de ces quatre personnes dans laquelle insouciance, joie, nostalgie et tristesse s’expriment. J’ai lu un beau roman d’été, mais je ne pense pas qu’il reste dans ma mémoire comme « la liste de mes envies »

Le Voyage de Plume (Hans De Beer)

note: 2La politesse Mireille - 7 octobre 2015

Autant je me suis mise dans ce livre avec plaisir, j'ai même réellement apprécié la première partie, les rencontres de l'écrivain avec ses lecteurs dans les salons, avec la presse, les phrases drôles et parfois caustiques, autant j'ai trouvé l'ennui assez vite. J'avais l'impression d'un essoufflement, jusqu'à relire des paragraphes sur lesquels je m'étais carrément déconcentrée. J'ai fermé le livre avant la fin, fait exceptionnel! Je n'ai absolument rien retrouvé du talent d'entre les murs"

La tortue de mer (Jacques Fretey)

note: 2Allah est grand, la République aussi Mireille - 24 mai 2015

J'ai apprécié le témoignage de Lydia GUIROUS sur son parcours de vie depuis son arrivée en France, ses difficultés, son combat courageux pour être reconnue, son talent...j'ai regretté que ce livre soit aussi l'apologie d'un parti politique. Mais elle a le mérite de faire passer ses idées en proposant des solutions contre les extrémismes en défendant la laïcité.

Plonger (Christophe Ono-dit-Biot)

note: 3Plonger Mireille - 30 avril 2015

César, journaliste, a beaucoup voyagé et beaucoup appris lors de ses reportages loin de l’Europe, là où la guerre ou la misère sévissent. Il rencontre Paz , une jeune et belle Asturienne, artiste photographe, talentueuse, et c’est pour lui une véritable passion. Leur histoire et ses difficultés, César la raconte à Hector, leur fils, son autre amour. C’est la trame du roman.Bien plus qu’une histoire entre deux personnes, le roman nous porte vers les paysages merveilleux d’ Asturie, d’Italie, les fonds marins et leurs singuliers habitants, nous amène à nous interroger sur la vie qui file à toute allure et qui nous soulève dans son tourbillon, superficielle, sans contrôle, sur le bonheur et l’idée que chacun peut s’en faire… Enfin, j’ai énormément apprécié l’immersion dans le milieu culturel guidée par de nombreuses références artistiques. L’écriture est limpide et rend la lecture agréable. Le sujet principal peut paraître un remake facile de l’amour et ses diverses approches, mais l’ensemble offre un bon moment de lecture.

Rosa candida (Ava Olafsdottir Audur)

note: 3Rosa Candida Mireille - 25 avril 2015

Au lendemain du décès accidentel de sa mère, « Lobbi », jeune trentenaire aux cheveux roux, quitte son père octogénaire, son frère autiste et sa Flora Sol, sa fille de 8 mois, créée par hasard lors d’une courte nuit avec Anna.Passionné d’horticulture, il s’est fixé comme mission de remettre en état la roseraie quasiment abandonnée d’un monastère, quelque part en Europe du Nord, et d’y planter la très fragile ROSA CANDIDA, rose à huit pétales, sans épine, cultivée avec amour par sa mère. Ses principaux et presque uniques bagages sont 3 boutures de cette fleur.Candide, Lobbi a tout à apprendre de la vie. Il sera aidé par sa rencontre avec un moine cinéphile qui se chargera entre autres de son éducation sentimentale, il devra assumer son rôle de père pour permettre à Anna de se consacrer un temps à ses études … et devenir homme responsable. Il garde aussi un contact téléphonique régulier avec son père, occasion d’évoquer à travers des recettes culinaires, des souvenirs de sa mère, et permettant à cet homme veuf de continuer son travail de deuil.Une bonne traduction permet de rendre la lecture agréable. L’histoire est sans grand suspens mais créée de douces émotions. Romantisme, altruisme, amitiés, un roman qui dégage calme et sérénité, jusqu’à ce rayon de lumière avec lequel on referme le livre.

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